Du 12 au 16 août 2026, professionnels de la restauration, producteurs locaux, chefs cuisiniers et amateurs de gastronomie se retrouveront à Lomé pour célébrer le goût, l’innovation agricole et la diplomatie culinaire.
Rendez-vous gastronomique incontournable, le Festival international La Marmite (FESMA) est devenu une vitrine de référence pour la valorisation du patrimoine culinaire togolais et africain.
Pour cette 5ᵉ édition, le festival accueille la Chine et sa gastronomie savoureuse. Un choix qui illustre, selon les promoteurs, la volonté du FESMA de bâtir des ponts culturels entre la riche tradition gastronomique asiatique et les savoir-faire africains.
« La Chine est une vieille civilisation, avec une cuisine millénaire dont les spécificités ressemblent, à bien des égards, aux nôtres, celles des pays africains. Elle entretient des liens historiques et actuels avec les pays africains », explique Jean-Paul Agbo-Ahouélété, président du comité d’organisation.
Quatre éditions déjà : quel bilan ?

Après quatre éditions, les organisateurs dressent un bilan qu’ils jugent positif. « Nous avons réuni des dizaines de milliers de personnes autour de ce pari de la valorisation du patrimoine culinaire togolais et africain et de la promotion de nos produits, témoigne M. Agbo-Ahouélété. Mais il ne s’agit pas simplement de rassembler des dizaines de milliers de personnes. Nous avons formé des centaines de jeunes chefs et renforcé les capacités de chefs confirmés. Au-delà de cela, nous avons contribué à asseoir l’idée du “consommer local” dans l’opinion publique de notre pays. C’est une idée qui fait aujourd’hui son chemin. »
La cuisine au service de l’intégration et du vivre-ensemble
La 5ᵉ édition du festival est placée sous le thème : « Promouvoir l’intégration et le vivre-ensemble à travers la cuisine et l’alimentation ». Pour Jean-Paul Agbo-Ahouélété, la « table» constitue un puissant facteur de cohésion sociale.
« La cuisine, ou plus largement la table, est un levier important de cohésion sociale, de partage et de dialogue. Dans un monde et une sous-région marqués par des tensions et un manque de repères, la table constitue pour nous un espace privilégié pour faire dialoguer les uns et les autres, au-delà des appartenances ethniques, linguistiques ou des frontières. Les saveurs sont les premiers instruments pour faire tomber les frontières. C’est un thème d’actualité », souligne-t-il.
Le fonio à l’honneur
Après avoir mis en avant le gari il y a deux ans, puis le riz togolais produit dans plusieurs régions du pays l’an dernier, le FESMA consacrera cette 5ᵉ édition au fonio. Cette céréale ancestrale sera au cœur des activités culinaires durant les cinq jours du festival.
Une compétition culinaire le 13 août
L’une des principales innovations de cette édition est l’organisation d’une compétition culinaire prévue le 13 août à Lomé. Elle réunira des candidats venus de cinq pays de la sous-région, chaque délégation étant représentée par trois concurrents.
Le concours sera diffusé en direct sur les réseaux sociaux, puis rediffusé en différé sur une grande chaîne nationale et internationale.
Le programme prévoit également un concours de présentation en quelques minutes (« pitch ») destiné à récompenser les meilleurs projets d’innovation agroalimentaire, ainsi qu’une formation consacrée à la création et au développement d’une activité de service traiteur. Cette formation s’adresse aussi bien aux jeunes porteurs de projets qu’aux restaurateurs souhaitant renforcer leurs compétences.
En prélude au festival, une immersion agrotouristique sera organisée le 9 août à Amoussoukopé, à environ 76 km de Lomé sur la route de Kpalimé. Les visiteurs pourront participer à des travaux champêtres et de jardinage, déguster un déjeuner du terroir et un buffet de spécialités locales, prendre part à des ateliers de cuisine, à un barbecue ainsi qu’à diverses animations et activités ludiques.
Le FESMA 2026 bénéficie du soutien renouvelé des institutions gouvernementales, des représentations diplomatiques et de nombreux partenaires économiques engagés dans la promotion du « consommer local ».
