À l’ouverture, le 30 juillet 2026 à Lomé, de l’atelier de réflexion approfondie sur le rôle du secteur privé dans la mise en œuvre de la Vision 2040 et de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, Nathalie Kouassi-Akon, Directrice de division de la Société financière internationale (SFI) pour le Golfe de Guinée, a salué la place centrale accordée au secteur privé par le gouvernement dans la stratégie de développement du pays.
« Nous notons avec satisfaction que le gouvernement du Togo réaffirme aujourd’hui la place centrale du secteur privé », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que des efforts restent à poursuivre pour faire émerger un secteur privé véritablement moteur du développement, à l’image des pays aspirationnels retenus par le Togo dans le cadre de sa planification économique.
Pour atteindre cet objectif, la responsable de la SFI a identifié plusieurs chantiers prioritaires.
Le premier concerne le renforcement du dialogue entre l’État et le secteur privé. À ce titre, elle estime que « la plateforme nationale qu’est le Cadre de Concertation État-Secteur Privé doit être fortement appuyée dans ses actions ».
Nathalie Kouassi-Akon a également insisté sur la nécessité pour les politiques publiques d’accompagner « la poursuite de la modernisation du climat des affaires, y compris le cadre fiscal général et le contenu local ».
« Ces efforts continus de modernisation du climat des affaires constituent un levier de promotion des investissements privés au Togo, en garantissant l’équilibre entre l’investissement direct étranger et l’investissement privé domestique », a-t-elle expliqué.
La Directrice de division de la SFI pour le Golfe de Guinée a par ailleurs abordé la question de l’équilibre entre le rôle de l’État actionnaire dans certains secteurs commerciaux et l’attractivité du pays pour les investisseurs privés.
Selon Nathalie Kouassi-Akon, « des partenariats public-privé pourraient être envisagés dans ces secteurs, à condition de protéger les intérêts stratégiques du pays et d’assurer la continuité des services publics ».
Elle a cité à titre d’exemple « l’appui récent de la SFI pour faire entrer un investisseur privé au capital de l’opérateur télécom historique du Togo », estimant que cette opération « pourrait servir de modèle, à adapter selon les retours d’expérience des acteurs publics et privés concernés ».
Enfin, Nathalie Kouassi-Akon a invité les participants à intégrer dans leurs réflexions les enjeux liés au genre, aux PME et à l’emploi des jeunes dans les secteurs de l’agro-industrie, de la logistique, des transports et de l’énergie, identifiés comme prioritaires dans le cadre de cet atelier.
Car, a-t-elle rappelé, « une économie prospère se doit d’être inclusive ».
