Lors de la cérémonie annuelle de présentation du bilan des activités 2025 et des perspectives de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), le mardi 20 janvier 2026, le Directeur Général de l’institution, Dr Edoh Kossi Amenounve a dressé un panorama du contexte politique, économique et financier mondial, puis présenté les indicateurs macroéconomiques mondiaux, les indicateurs boursiers, avant de dévoiler le bilan de la BRVM. Il a ensuite expliqué les tendances perceptibles de l’économie mondiale en 2026 et présenté les perspectives de la BRVM.
Après cinq années de consolidation, la BRVM se lance dans une nouvelle ère
Les perspectives sont tracées dans le nouveau plan stratégique « Plan d’Affaires 2026-2030 » qui reste la boussole ou le levier de développement du marché pour ces cinq prochaines années.
Une BRVM transformée, telle est la vision prospective de l’institution à l’horizon 2026 – 2030. Pour voir émerger à terme : un marché plus profond, plus liquide et résolument technologique.
À l’heure où le numérique et la technologie infusent tous les métiers et secteurs et permettent de gagner en agilité, Dr Edoh Kossi Amenounve a présenté la vision de la BRVM à l’ horizon de 2026 à 2030, axée sur la transformation technologique pour un développement durable et une richesse mieux partagée parmi les pays de la sous-région. La BRVM devra intégrer l’intelligence artificielle, la big data, la blockchain, et la data analytics dans ses opérations de marché, et plus généralement dans l’ensemble de ses activités et métiers. « Nous voyons avec intérêt l’intégration de l’intelligence artificielle dans la gestion des actifs, le courtage, l’éducation financière, pour développer notre marché », s’est-il exclamé.
Le DG de la BRVM explique que la vitesse de progression ou d’intégration de ces technologies doit tout de même correspondre à la vitesse à laquelle « notre environnement » intègre ces évolutions.
Au cours des cinq prochaines années, la BRVM transformée devra passer par le renforcement de la finance durable et inclusive : promouvoir auprès des émetteurs régionaux, des émissions constituant une avancée concrète vers une finance plus inclusive et durable, alignée sur les besoins de nos populations tels que l’accès au logement, le financement des activités féminines et d’autres. Ces enjeux sont des accélérateurs extrêmement importants du développement économique de nos pays, selon le DG de la BRVM.
« La durabilité est un axe stratégique extrêmement important pour nous. Nous restons totalement mobilisés et engagés en tant que bourse à soutenir tous les efforts qui seront déployés dans le domaine de la promotion de la finance durable dans notre sous-région », a poursuivi Dr Amenounve.
Au cours de l’horizon 2026 – 2030, la BRVM introduira de nouveaux produits financiers, notamment les ETF (Exchange Traded Fund, fonds d’investissement coté en bourse, généralement passif, qui réplique la performance d’un indice boursier) et les produits dérivés. Elle envisage de développer son action dans des secteurs jusqu’alors peu explorés, notamment les industries extractives (mines), ainsi que les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de la culture.
Les industries minières constituent des secteurs qui transformeront nos pays dans les années à venir. Il est essentiel d’agir dès à présent afin que les populations puissent en tirer profit.
Il convient également de veiller à ce que ces secteurs contribuent davantage à la croissance économique de nos États, tout en participant à l’amélioration du niveau de vie de nos populations.
Les gouvernements se sont engagés à adopter des codes miniers visant à protéger les intérêts de nos pays. Pour la plupart de ces codes, il est prévu qu’une partie du capital doit être cédée aux nationaux. « C’est cette part que nous cherchons à introduire sur le marché boursier », a entre autres, expliqué le DG.
L’institution poursuivra aussi la promotion de l’éducation boursière au sein de l’UEMOA.
Au-delà de travailler sur les reformes, la BRVM compte toujours accompagner les PME en vue de leur accès au marché des capitaux. Une subvention de 420 000 dollars, accordée par la BADEA, est disponible pour accompagner les PME. Un programme a été lancé pour sélectionner une cohorte de PME.
