La Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FASEG) de l’Université de Lomé et la Faculté d’Économie de l’Université Grenoble Alpes (UGA en France) ont remis solennellement, le jeudi 10 avril 2026, les diplômes de la 3ᵉ promotion du Master 2 Économie du Développement, parcours « Gouvernance des Organisations pour le Développement International » (GODI).
La cérémonie s’est tenue sur le campus de l’Université de Lomé, en présence des autorités universitaires des deux institutions, du corps enseignant, des familles et des diplômés.
Neuf étudiants, dont Adjoli Paakoum, Ali Amadou Adama, Ayewu Kodjovi, Essessi Émile Crédo Komi, Gnakou-Alayé Pékéti, et N’fa Gnams Mathieu, ont reçu leur diplôme international, portant à vingt-huit le nombre total de diplômés formés depuis le lancement du programme.
La première promotion, ouverte au titre de l’année académique 2022–2023, comptait sept étudiants, contre douze pour la deuxième.
Cette progression régulière des effectifs témoigne de l’attractivité croissante de cette formation et de la solidité du partenariat entre les deux universités, soulignent les promoteurs de cette offre universitaire.
Les récipiendaires ont exprimé leur reconnaissance envers leurs encadreurs et partenaires académiques.
Piloter le développement
Au nom des diplômés de cette 3ᵉ promotion, Ali Amadou Adama a confirmé que le parcours GODI dépasse le cadre académique pour constituer un véritable parcours d’analyse des crises contemporaines. « Cette formation nous permet désormais de disposer de compétences solides pour concevoir et piloter des politiques publiques, conduire des projets de développement et analyser les enjeux géopolitiques ayant un impact sur les économies nationales et internationales », a-t-elle déclaré.
Un autres des récipiendaires, Adjoli Paakoum a exprimé sa joie et sa fierté à l’issue de cette formation d’ excellence. Il a salué le soutien de sa famille ainsi que les efforts personnels fournis durant ces deux années de formation, marquées par une conciliation difficile entre responsabilités professionnelles et études, souvent en soirée et en format hybride.
Il a également mis en avant la qualité de l’encadrement assuré par les enseignants de l’ Université de Lomé et de l’ Université Grenoble Alpes.
Un programme en phase avec les enjeux du développement
Le Master GODI forme des professionnels capables de concevoir, piloter et évaluer des programmes de développement économique et durable, aussi bien dans le secteur public (agences de développement, organisations internationales) que privé (cabinets de conseil, banques de développement, ONG). Le parcours offre deux options : « Économie politique du développement », orientée vers la recherche et les méthodes quantitatives, et « Gestion de projets internationaux », centrée sur la pratique opérationnelle et les stages à l’international.
Le programme s’appuie sur un modèle pédagogique intégré : les enseignements sont assurés conjointement par des enseignants-chercheurs togolais et français issus de la FASEG et de l’UGA, combinant expertise locale sur les économies africaines et savoir-faire méthodologique international. Les diplômés sont préparés à des fonctions de project officer, consultant en coopération internationale, économiste du développement, ou manager de développement durable. Le programme ouvre également la voie aux études doctorales.
« Il s’agit d’un accord de coopération entre l’UGA et l’UL. Nous avons mis en place ce programme de Master en Économie du développement, qui constitue une filière délocalisée du Master Économie du développement de Grenoble Alpes . Ainsi, les étudiants inscrits dans ce programme à Lomé peuvent suivre les enseignements sur place et obtenir, à l’issue de leur formation, un diplôme de l’UGA, au même titre que s’ils avaient étudié à Grenoble », confirme Jean-François Ponsot, responsable du programme GODI à la Faculté d’Économie de l’UGA.
À l’ouverture, le représentant du premier vice-président de l’Université de Lomé a salué la FASEG, qui se distingue à travers ses accords et partenariats, lesquels rehaussent l’image de l’Université de Lomé.

Une cérémonie ponctuée de conférences scientifiques
La cérémonie a aussi été marquée par trois conférences scientifiques portant sur des questions cruciales pour les économies africaines et le développement international.
Le Professeur Jean-François Ponsot de l’Université Grenoble Alpes est intervenu sur le thème « La géopolitique et le Dollar ». Il a analysé les reconfigurations du système monétaire international, la montée des devises numériques de banques centrales et les stratégies de dédollarisation face aux tensions géopolitiques contemporaines.
Le Dr Tchapo Gbandi de l’Université de Lomé, du CREAMO et Chaire OMC a présenté ses travaux sur « Commerce, structure des exportations et démocratie en Afrique subsaharienne », démontrant que les exportations de biens manufacturés constituent un levier significatif pour le renforcement des institutions démocratiques en Afrique.
Le Professeur Koffi Sodokin de la FASEG de l’Université de Lomé a analysé les « Tensions géopolitiques et trajectoires des Objectifs du Développement Durable » en examinant, d’ un point de vue économique, l’enchainement des crises au Moyen-Orient et comment ces événements ont effacé près de trois années de progrès de développement sur le continent africain.
Un partenariat d’avenir au service de l’économie du développement
Le Master GODI incarne, selon ses promoteurs, la dynamique de coopération universitaire entre le Togo et la France dans le domaine de l’économie du développement. « En trois promotions, le programme a démontré sa capacité à former des cadres compétents, dotés d’une double culture académique et opérationnelle, prêts à relever les défis du développement sur le continent africain et au-delà », précisent-t-ils.
La FASEG de l’Université de Lomé, qui forme depuis plus de cinquante ans des cadres en sciences économiques et de gestion, et la Faculté d’Économie de l’UGA, reconnue pour son expertise en économie du développement et en économie territoriale, s’engagent à poursuivre et renforcer ce partenariat dans les années à venir.

